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Taxe Ali Baba – Introduction

LBC07 Taxe Ali Baba
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Introduction

La nouveauté de cette taxe Ali Baba[1] sur les milliardaires français est double. D’abord, elle introduit dans la fiscalité française le principe de la régression des très grandes fortunes et leur plafonnement à 1 milliard d’euros. Nous avons conscience de nous attaquer à l’un des plus grands tabous sur lequel repose la puissance de la classe dominante. Cette taxe introduit ensuite une seconde innovation majeure : l’impôt sur la nationalité (également appelé impôt universel). Il consiste à soumettre les nationaux à un impôt, même s’ils résident à l’étranger.

La mise en œuvre de ces deux nouveaux principes fiscaux, qui sont appliqués dans d’autres pays, notamment les États-Unis, se justifie par l’accroissement insupportable des inégalités, accéléré par la crise sanitaire de 2020-2021. Pour réduire les inégalités, il est nécessaire d’agir à leurs deux extrémités : rendre les pauvres moins pauvres et les riches moins riches en transférant des ressources des riches vers les pauvres. Aucune raison ne peut justifier, d’un côté, l’accumulation de très grandes richesses qui se sont encore accrues pendant la pandémie, et d’un autre côté une misère qui s’étend.

La situation faite aux jeunes, dans de nombreux pays dont la France, est indigne. Les suicides et tentatives de suicides qui les frappent et se multiplient en sont une manifestation dramatique. Quant aux files d’attentes interminables devant les banques alimentaires, elles font penser aux « soupes populaires » de la Grande Dépression des années 1930. Une réaction tout simplement humaine s’impose, urgente. D’autant qu’à l’autre pôle de la société, l’argent coule à flot.

La taxe Ali Baba est un prélèvement sur le patrimoine mondial des milliardaires français. Son produit sera affecté au financement d’un salaire variable avec un minimum équivalent au Smic pour tous les étudiants, ainsi qu’au revenu de solidarité active (RSA) pour les jeunes privés d’emploi de 18 à 25 ans. Ces mesures coûtent 36 milliards d’euros la première année.

Un nom inhabituel a été donné à cette taxe dans le but d’attirer l’attention sur cette proposition. Le débat reste ouvert pour lui trouver un nom de baptême éventuellement plus conforme aux traditions législatives et fiscales.

Le débat et l’action doivent donc se porter sur ces questions, afin d’aboutir dès que possible à une loi qui stoppera net la misère chez les jeunes. Mais il faudra aller bien plus loin et probablement introduire dans la Constitution un article qui imposera à l’État d’organiser la régression de la fortune des milliardaires jusqu’à un plafond à définir (pour l’instant 1 milliard d’euros est proposé).

Ces décisions ne pourront relever que du peuple convoqué en référendum. D’ici là, le présent projet est soumis au débat public, un forum est ouvert sur le site de la dynamique populaire constituante.

Nous expliquerons dans un premier temps les raisons qui nous amènent à soutenir la proposition d’un salaire étudiant et d’un RSA pour les 18-25 ans. Ensuite, nous exposerons le coût de ces mesures en montrant comment les milliardaires français pourront être mis à contribution pour prendre en charge ces dépenses qui doivent être conçues comme des investissements dans l’avenir. Le moment sera alors venu de détailler les mécanismes de fonctionnement de la taxe Ali Baba et de montrer pourquoi c’est le peuple qui devra la décider par référendum.

  1. Dans les contes des Mille et Une Nuits, d’origine persane, l’un d’entre eux s’intitule Ali Baba et les Quarante Voleurs. Ali Baba est un pauvre bûcheron qui, un jour, dans la forêt, entend le chef d’une bande de 40 voleurs prononcer la formule magique « Sésame, ouvre-toi ! » qui ouvre une porte secrète dans un rocher. À l’intérieur se trouvent d’immenses richesses !




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