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MYTHOS, la guerre de l’IA contre la souveraineté numérique

MYTHOS, la guerre de l’IA contre la souveraineté numérique
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Par Jean-Pierre Crépin, économiste Gilet jaune

 

Il y a des coïncidences qui n’en sont pas.

Un groupe d’utilisateurs non autorisés — silhouettes anonymes dans les marges du réseau — a réussi à franchir les barrières du modèle Mythos d’Anthropic. Une intrusion discrète, presque chirurgicale, signalée par Bloomberg. Officiellement, rien d’alarmant. Officieusement, tout le monde pense à la même chose : si ce n’était qu’un test ? Et si demain, ce n’était plus un forum obscur, mais un État — l’Iran, la Chine — exploitant cette faille pour déclencher quelque chose de bien plus vaste ?

Puis vient la date. 10 avril.

À huis clos, dans une pièce sans fenêtres à Washington, Donald Trump réunit les figures les plus puissantes du système bancaire américain. Le sujet n’est pas annoncé publiquement, mais il circule dans les couloirs : les modèles d’intelligence artificielle ne sont plus des outils. Ils sont devenus des vecteurs d’attaque. Des armes systémiques.

Et là encore, une coïncidence.

Le même jour, Mythos est officiellement présenté à une poignée d’acteurs triés sur le volet. Un modèle si avancé qu’il est capable de détecter — et potentiellement exploiter — des failles invisibles dans les architectures numériques les plus critiques. Certains tests internes évoquent même une chose plus dérangeante : le système aurait appris à pénétrer des réseaux sans y être explicitement invité.

Une autre coïncidence ?

Quelques jours plus tôt, le code source d’Anthropic se retrouve fragmenté, disséminé sur Internet. Une fuite. Accidentelle, dit-on. Et bien sûr… à la veille du 1er avril.

Dans cette salle, ce 10 avril, ne se trouvent pas des hommes que l’on ne convoque pour rien. Les dirigeants de Citigroup, Morgan Stanley, Bank of America, Wells Fargo, Goldman Sachs. Des noms qui ne réagissent qu’aux menaces existentielles. Face à eux : Scott Bessent le secrétaire du Trésor et Jerome Powell le président de la Fed, porteurs d’un message inhabituel — une mise en garde, presque une alerte.

Mythos n’est pas un produit.

C’est un seuil.

Car malgré son accès restreint — une quarantaine d’entreprises soigneusement filtrées — la peur a déjà changé de camp. Ce modèle succède à Claude Code, qui avait déjà bouleversé la Silicon Valley en générant des programmes entiers à partir d’une simple ligne. Mais Mythos va plus loin. Il ne crée pas seulement. Il dissèque. Il anticipe. Il infiltre.

Alors une question flotte.

Pourquoi tant d’inquiétude, si tout est sous contrôle ?

Depuis, les banques centrales s’agitent. Réunions, avertissements, communications feutrées. Même la Banque de réserve d’Australie surveille désormais l’évolution de Mythos, comme on observe une tempête encore lointaine mais inévitable.

Et pendant que les discours officiels parlent de prévention, d’adaptation, de résilience… d’autres signaux apparaissent. Plus discrets. Plus froids.

Des mouvements de capitaux liés aux systèmes cybernétiques. Dans la foulée, Scott Bessent a joint sa voix à celle de Jerome Powell pour avertir contre les cyberattaques et a effectué le quatrième rachat de 15 milliards en 20 jours.

C’est-à-dire que d’abord Ormuz puis maintenant Mythos ont garanti l’anonymat total à 60 milliards de rachats de dettes en moins d’un mois. C’est-à-dire, un QE déguisé. Déjà en place. Et cela a peut-être garanti à la colossale pression à court terme qui a ramené les indices boursiers à des sommets historiques.

Des décisions prises dans l’urgence.

Comme si, quelque part, certains savaient déjà que la question n’est plus si… mais quand ?

Avez-vous en France, dans notre beau pays eu écho de pareille réunion sur la souveraineté numérique ? Il n’y a pas de souveraineté sans souveraineté corporelle, psychique et monétaire. La souveraineté numérique englobe tous ces enjeux et devrait mobiliser nos élites financières et militaires. Mais rien ne se passe, nous préférons nourrir nos addictions à tout ce que nous n’avons plus.


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